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Quel air respirons-nous à Colombes !

publié le 6 septembre 2015 (modifié le 10 octobre 2015)

L’Ile de France est régulièrement confrontée à des niveaux de pollution élevée. Les concentrations en polluants y dépassent les valeurs limites fixées sur la base des connaissances scientifiques et ont des effets nocifs sur la santé et l’environnement. 90 % des citadins européens sont exposés chaque jour à des polluants atmosphériques.

Qu’en est-il à Colombes ?

En partenariat avec FNE (France Nature Environnement) et sa Fédération régionale FNE Ile de France, les « Amis de la nature », participent à une opération nationale de mesure de la « Qualité de l’air ». Equipés de capteurs mobiles qui leur seront prêtés, ils déambuleront dans la Ville et vous proposent de venir les rejoindre dans trois lieux de notre Commune pour mesurer la teneur en particules fines de l’air que l’on respire.

Samedi 10 octobre

Nous espérons que vous serez nombreux à venir participer à cette opération qui se déroulera :

  • de 10h30 à 12h : à proximité de l’entrée du parc Lagravère (passerelle de Frankenthal)
  • de 15h à 16h : à proximité du centre commercial Leclerc, place Aragon
  • de 17h à 18h : rue Gabriel Péri à proximité de l’église St Pierre St Paul.

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On estime à 42 000 le nombre de morts par an en France liées à la pollution de l’air par les particules fines. Il est temps de réagir !

Le rapport du Sénat publié le 15 juillet 2015 évalue le coût de la pollution de l’air en dépenses de santé, absentéisme dans les entreprises et impacts indirects et non sanitaires, à au moins 100 milliards d’euros par an. Une somme astronomique.

Les effets de la pollution de l’air sur la santé

Selon les résultats de la commission d’enquête du Sénat, le coût sanitaire annuel de la pollution de l’air extérieur pour la France serait estimé entre 68 et 97 milliards d’euros par an.

  • La pollution nous rend malades et plus vulnérables en atteignant notre système immunitaire. Certaines personnes y sont particulièrement sensibles : personnes âgées, femmes enceintes, nouveaux-nés, enfants...
  • Elle peut provoquer ou aggraver certaines maladies cardiovasculaires ou respiratoires.
  • Elle a aussi des répercussions sur le développement neurologique des enfants
  • Elle joue un rôle dans la multiplication des cas de diabète
  • Elle entraîne une augmentation générale de la consommation de médicaments, des consultations médicales, parfois en urgence
  • C’est un mélange de polluants aux effets variés avérés

Les effets de la pollution de l’air sur notre environnement

La commission a souhaité élargir son investigation à l’estimation des coûts non sanitaires comme l’impact sur les rendements agricoles et la biodiversité, ou encore l’érosion des bâtiments et les dépenses de prévention. Cette partie atteint un coût minimal de 4,3 milliards d’euros par an.

  • Elle dégrade notre cadre de vie
  • Elle rend les pluies, la neige et le brouillard acides
  • Elle contribue au changement climatique et à la destruction de la couche d’ozone
  • Elle détériore les façades des bâtiments
  • Elle peut diminuer le rendement des cultures et détériorer les végétaux

Le coût de l’inaction

Ces particules « respirables » provoquent des manifestations respiratoires quelques jours à quelques semaines après leur exposition. Elles sont responsables d’une réaction inflammatoire au niveau des bronches, aggravant ou déclenchant un asthme.Une augmentation du nombre de consultations et d’hospitalisations est observée lors des pics.

Le coût de la pollution de l’air en dépenses de santé, absentéisme dans les entreprises et impacts indirects et non sanitaires, atteint au moins 100 milliards d’euros par an. Une somme astronomique. La pollution atmosphérique "n’est pas qu’une aberration sanitaire, c’est une aberration économique", indique cette commission d’enquête dans son rapport "Pollution de l’air : le coût de l’inaction".

>> Pour consulter le rapport : http://www.senat.fr/rap/r14-610-1/r14-610-1.html

Et si la France ne met pas en œuvre la réglementation européenne en matière de qualité de l’air, elle pourrait avoir à payer à la Commission européenne une amende de plus de 11 millions d’euros et des astreintes journalières d’au moins 240 000 € par jour, jusqu’au rétablissement d’une bonne qualité de l’air, soit environ 100 millions d’euros la première année et 85 millions d’euros les années suivantes.

NB : Les mesures de la qualité de l’air sont des moyennes de l’ensemble des stations de mesure présentes dans le département et faisant l’objet d’un suivi par les Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air

La mobilisation des citoyens est indispensable pour que l’atmosphère redevienne respirable…

Alors, profitons d’accueillir la Conférence des Nations unies sur le Climat pour changer nos comportements et favoriser davantage, chaque fois que c’est possible, le transport en commun, le co-voiturage, l’utilisation du vélo et tout simplement la marche à pied et les autres transports doux...des solutions simples avant tout qui peuvent à elles seules rapidement nous rendre notre air.

 
 

France nature environnement et la Fondation MACIF ont élaboré un livret de bonnes pratiques pour savoir comment, chez soi comme dehors, mettre en place les solutions qui diminuent la pollution de l’air !

>> Cliquez ici pour le télécharger

Changeons d’air ! Bonnes pratiques et bonnes idées contre la pollution atmosphérique