Contenu

L’Internationale des Amis de la nature demande la sortie rapide du nucléaire

publié le 20 mars 2011

Vienne, le 16 mars 2011

L’Internationale des Amis de la Nature (IAN) demande la sortie rapide, au plan mondial, de l’énergie nucléaire et appelle l’Union européenne à dissoudre sans tarder la communauté EURATOM [1] à la transformer en une Agence pour la production énergétique durable et l’efficience énergétique.

L’accident grave au niveau des réacteurs de Fukushima au Japon montre que l’énergie nucléaire n’est pas maîtrisable. Il est irresponsable de construire de nouveaux réacteurs ou de ne pas arrêter des installations surannées et de risquer ainsi des millions de vies.

Plusieurs fédérations nationales d’Amis de la Nature s’engagent activement ces jours-ci et au plan international pour la sortie du nucléaire : les Amis de la Nature d’Allemagne s’opposent énergiquement à l’allongement de la durée de vie des centrales nucléaires allemandes et ont appelé hier soir à une veillée devant la Chancellerie allemande à Berlin, ayant réuni environ 2 500 personnes. Les Amis de la Nature d’Autriche soutiennent résolument l’initiative populaire autrichienne relative à la sortie du Traité EURATOM.

L’IAN, l’organisation faîtière internationale des Amis de la Nature, comptant plus de 500 000 adhérents dans le monde entier, demande une politique responsable en matière d’énergie et par là la sortie immédiate de l’énergie nucléaire, étant donné qu’il est impossible d’en mesurer les risques et de la maîtriser. L’accident majeur au Japon en est une preuve claire.

Un accident nucléaire majeur s’est produit à environ 250 kilomètres de la capitale japonaise Tokyo. Apparemment une fusion du cœur de plusieurs réacteurs est intervenue, vu que le refroidissement des réacteurs n’est plus possible après les dégâts causés par le fort séisme et le tsunami consécutif à celui-ci. En cas de panne d’électricité le refroidissement de secours a besoin lui aussi de courant électrique – ce fait devient fatal si plusieurs centrales et réacteurs connaissent simultanément des problèmes. Ces dernières années il y a eu à plusieurs reprises des presque accidents dans des centrales nucléaires européennes, étant donné que les groupes électrogènes de secours ne fonctionnaient pas ou n’étaient pas suffisamment puissants.

Bien sûr les zones tectoniques sensibles du Japon ne peuvent pas être comparées à celles d’Europe centrale. Toutefois il y a aussi en Europe, par exemple en Turquie, des régions pour lesquelles la construction de centrales nucléaires fait l’objet de la planification en matière d’énergie. Un accident dans l’agglomération d’Istanbul pourrait entraîner une situation de risque tout à fait comparable à celle qu’il faut craindre actuellement pour Tokyo.

Les Amis de la Nature ne veulent pas faire de la politique catastrophiste. Mais les événements actuels au Japon nous font comprendre les conséquences potentielles de ce sinistre pour l’homme et la nature et montrent que l’énergie nucléaire n’est pas complètement maîtrisable et que ses effets sont irréversibles.

L’IAN est l’organisation faîtière internationale du mouvement des Amis de la Nature, comptant plus de 50 organisations membres et partenaires. Membre des Green 10, elle compte parmi les plus grandes ONG au monde, ses adhérents se chiffrant par 500 000.


Renseignements et contact : Anita Pinter - Internationale des Amis de la Nature (Relations publiques)
Tél. : +43 (0)1 89 23 877-24 - E-Mail : mailto:anita.pinter nf-int.org


[1Initialement créé pour coordonner les programmes de recherche des États en vue d’une utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, le traité Euratom contribue de nos jours à la mise en commun des connaissances, des infrastructures et du financement de l’énergie nucléaire. Il assure la sécurité de l’approvisionnement en énergie atomique dans le cadre d’un contrôle centralisé.
Réf. http://europa.eu/legislation_summar...